L’autoconstruction ne se résume pas à un choix binaire entre « tout faire soi-même » et « tout déléguer ». La plupart des projets réussis se situent quelque part entre les deux.
Ce que l’autoconstruction totale demande vraiment
Réaliser l’ensemble d’un chantier seul suppose des compétences techniques réelles, du temps disponible sur une longue durée, et une organisation rigoureuse. Sous-estimer l’un de ces trois facteurs est l’une des causes les plus fréquentes de chantiers qui s’éternisent.
Pourquoi certains lots se délèguent presque systématiquement
Les lots où l’assurabilité (garantie décennale) pèse le plus lourd, notamment le gros œuvre et les fondations, sont souvent délégués à des professionnels, ne serait-ce que pour sécuriser le financement bancaire du projet.
Ce qui se prête bien à l’autoconstruction partielle
Finitions intérieures, aménagements extérieurs, potager et verger, certains équipements d’autosuffisance : ce sont des lots où l’auto-construction reste courante, avec un risque plus limité en cas d’imperfection.
Un curseur propre à chaque porteur de projet
Le bon dosage dépend des compétences déjà acquises, du temps réellement disponible sur la durée du chantier, et du budget alloué à la délégation de certains lots. Il n’existe pas de curseur universel.
Chiffrer les deux scénarios avant de choisir
Comparer le budget et le calendrier d’un scénario tout-délégué et d’un scénario largement auto-construit permet d’arbitrer en connaissance de cause. C’est un exercice que permet Habitat Autonome.
Le choix des lots à déléguer dépend aussi de leur assurabilité réelle (DTU, garantie décennale) : un point à vérifier avant d’arrêter son curseur d’autoconstruction.