Technique courante27
Couverte par un NF DTU : aucune difficulté particulière d'assurance décennale.
Ce qui s'assure aux conditions normales, ce qui se négocie, et le texte qui le dit.
Le choix d'un mode constructif se prend souvent sur le prix, le carbone ou l'envie. Il se paie parfois ailleurs : au moment de trouver un assureur. Une technique couverte par un NF DTU s'assure sans discussion ; une technique qui n'entre dans aucun cadre reconnu peut se voir refuser, surprimer, ou assortir de conditions. Sur 42 options, 27 relèvent de la technique courante et 9 demandent un travail en amont.
Ce tableau n'est pas un avis d'assurance. Un statut décrit le cadre technique général d'une technique, pas la position d'un assureur sur votre chantier. Deux assureurs peuvent traiter différemment la même technique non courante, et le montage du projet change la donne. Ce tableau sert à savoir quelles questions poser, et à les poser tôt.
Ces définitions sont celles qu'applique l'application, reprises mot pour mot.
Couverte par un NF DTU : aucune difficulté particulière d'assurance décennale.
Autorisé par un texte réglementaire précis, sous conditions à respecter. L'enjeu n'est pas la décennale mais la conformité au texte et le contrôle associé.
Aucun NF DTU ne couvre cette technique. Elle n'est assimilée à une technique courante que si le PRODUIT retenu dispose d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application (DTA) en cours de validité. Exige le numéro d'ATec et sa date d'expiration avant de commander.
Encadrée par des Règles Professionnelles validées par la C2P (Commission Prévention Produits), donc assimilée à une technique courante par les assureurs.
Le dispositif doit figurer sur la liste des installations agréées publiée au Journal Officiel, et le SPANC doit valider le projet avant travaux. Un modèle non agréé sera refusé.
Des Guides de bonnes pratiques existent (rédigés par la filière, soutenus par le ministère), mais ils ne valent pas reconnaissance en technique courante. L'assurance se négocie au cas par cas et certains assureurs refusent. À traiter très en amont.
Ni NF DTU ni règles professionnelles reconnues. Les assureurs sont libres de refuser la couverture, pour l'artisan comme pour toi. Ce n'est pas interdit, mais il faut obtenir un accord écrit d'assureur AVANT de s'engager.
Le poste qui porte le plus de budget et de carbone, et celui qui conditionne l'assurance.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Parpaing (bloc béton)Accessible bien encadre | Technique courante | La référence en France. Bon marché, artisans partout, aucune inertie ni isolation propre : tout vient de l’isolant rapporté. | NF DTU 20.1, homologué en juin 2020 et publié en juillet 2020, en remplacement de la version d'octobre 2008 et de son amendement A1 de juillet 2012.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Brique creuseAccessible bien encadre | Technique courante | Proche du parpaing, un peu plus chère, meilleure régulation de l’humidité. | NF DTU 20.1 (maçonnerie de petits éléments), même norme que le parpaing.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Brique monomur (terre cuite)Difficile en autoconstruction | Technique courante | Isolation répartie : pas d’isolant rapporté. Pose exigeante, les ponts thermiques pardonnent peu. | NF DTU 20.1 (maçonnerie de petits éléments), briques de terre cuite rectifiées à joint mince.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Ossature bois (MOB)Accessible bien encadre | Technique courante | Chantier sec et rapide, très bien adapté à l’autoconstruction encadrée. Peu d’inertie : le confort d’été dépend entièrement du déphasage de l’isolant. | NF DTU 31.2 (construction de maisons et bâtiments à ossature en bois) référence non vérifiée en ligne |
| Bois lamellé-croisé (CLT)Professionnel obligatoire | Avis Technique requis | Panneaux préfabriqués, montage très rapide, inertie du bois massif. Coût élevé et levage mécanique obligatoire. Exige le numéro d’Avis Technique du panneau retenu : c’est lui, et non la technique en général, qui ouvre la décennale. | glulam.org — contexte réglementaire CLT ; DTA CSTB 3.1/18-975_V4 référence non vérifiée en ligne |
| Ossature bois + bottes de pailleAccessible en autoconstruction | Règles professionnelles | Très bon rapport isolation/prix, matière locale, chantiers participatifs fréquents. Demande une protection soignée contre l’eau pendant le chantier. | Règles professionnelles « Construction en paille, remplissage isolant et support d'enduit » (RFCP), acceptées par la C2P depuis le 1er juillet 2018, AVEC suivi d'expérience. L'édition antérieure, RP CP 2012, a été acceptée du 1er janvier 2012 au 30 juin 2018.Consulter la source vérifiée, précisée |
| Terre crue (pisé, BTC, bauge)Accessible en autoconstruction | Guides de bonnes pratiques | Inertie et régulation hygrométrique exceptionnelles, matière parfois issue du terrain lui-même. Filière d’artisans très inégale. Les enduits sur terre crue disposent de règles professionnelles reconnues ; le pisé porteur, non — obtiens un accord d’assureur avant de t’engager. | Guides de bonnes pratiques de la construction en terre crue : 6 techniques (pisé, enduits, torchis, terre allégée, bauge, briques), rédigés par un collectif incluant AsTerre, la CAPEB et la FFB à la suite d'échanges avec la DHUP, validés en décembre 2018. Un guide n'est PAS une règle professionnelle acceptée : à la liste C2P ne figurent que les « enduits sur supports composés de terre crue » (mars 2012, acceptés avec suivi depuis le 1er juillet 2012). Le pisé, le torchis et la bauge n'y sont pas.Consulter la source vérifiée, précisée |
Le déphasage compte autant que le R : c'est lui qui décide du confort d'été.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Laine de verreAccessible bien encadre | Technique courante | La moins chère, performante en hiver. Déphasage faible : sous les combles, la chaleur d’été traverse vite. | NF DTU 45.10 (laines minérales en panneaux et rouleaux) et NF DTU 45.11 (soufflage en combles perdus).Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Laine de rocheAccessible bien encadre | Technique courante | Proche de la laine de verre, meilleure tenue au feu et à l’écrasement. | NF DTU 45.10 et 45.11, laines minérales manufacturées.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Ouate de celluloseAccessible bien encadre | Technique courante | Papier recyclé, bon déphasage, soufflée en combles perdus. En insufflation, matériel professionnel nécessaire. | NF DTU 45.11, dont l'intitulé vise nommément la ouate : « Isolation thermique de combles par soufflage d'isolant en vrac (laines minérales ou ouate de cellulose de papier) ». Portée limitée aux combles perdus soufflés.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Fibre de boisAccessible bien encadre | Avis Technique requis | Le meilleur déphasage courant : c’est l’option confort d’été. Nettement plus chère. | Hors champ du NF DTU 45.10, qui ne vise que les laines minérales — relève de l’Avis Technique du produit référence non vérifiée en ligne |
| Laine de chanvre ou de linAccessible en autoconstruction | Technique courante | Agréable à poser (non irritante), bonne régulation de l’humidité. Choisis un produit certifié ACERMI : la certification suffit à rester en technique courante, sans elle tu bascules en non courante. | ACERMI — isolants d’origine végétale (ex. Biofib’duo n°11/130/696, Isonat) référence non vérifiée en ligne |
| Liège expanséAccessible bien encadre | Avis Technique requis | Imputrescible, insensible aux rongeurs, utilisable en sol et en extérieur. Le plus cher. | Hors champ du NF DTU 45.10 (laines minérales seules) — relève de l’Avis Technique du produit référence non vérifiée en ligne |
Le PLU impose souvent le matériau et la teinte : vérifier AVANT de choisir.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Tuile terre cuiteDifficile en autoconstruction | Technique courante | Le standard sur la majorité du territoire. Durée de vie très longue, compatible récupération d’eau de pluie. | NF DTU 40.21 et suivants (tuiles de terre cuite) référence non vérifiée en ligne |
| Tuile bétonDifficile en autoconstruction | Technique courante | Moins chère que la terre cuite, plus lourde, teintes qui pâlissent avec le temps. | NF DTU 40.24 / 40.241 (tuiles en béton) référence non vérifiée en ligne |
| Ardoise naturelleProfessionnel obligatoire | Technique courante | Souvent imposée dans l’Ouest et en zone ABF. Pose très technique, à confier. | NF DTU 40.11 (couvertures en ardoises naturelles), homologué en novembre 2020, en remplacement du NF P 32-201-1 de mai 1993. Domaine : France métropolitaine, altitude inférieure ou égale à 900 m.Consulter la source vérifiée, précisée |
| Bac acierAccessible en autoconstruction | Technique courante | Le moins cher et le plus rapide à poser seul. Bruyant sous la pluie sans isolation, et rarement accepté en zone protégée. | NF DTU 40.35 (couverture en plaques nervurées d’acier) référence non vérifiée en ligne |
| Toiture végétaliséeDifficile en autoconstruction | Règles professionnelles | Inertie, gestion des eaux pluviales, biodiversité. Impose une charpente renforcée et une étanchéité irréprochable. Ne convient pas à la récupération d’eau potable. | Règles professionnelles « Conception et réalisation des toitures-terrasses végétalisées » (CSFE-FFB / ADIVET), acceptées par la C2P depuis le 1er juillet 2018.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| ChaumeProfessionnel obligatoire | ⚠ Assurance difficile | Excellent isolant, très typé régionalement. Artisans rares, entretien régulier. Surtout : aucun DTU ni règle de l’art reconnue, les assureurs peuvent refuser de couvrir — le sujet est porté jusqu’au Sénat sans être réglé. | Aucun NF DTU ni règle professionnelle acceptée. La question écrite n° 07030 posée au Sénat en 2018, sur les chaumières de Brière, constate l'absence de règles techniques reconnues par les assureurs et le refus de couverture qui peut en découler, y compris pour la garantie décennale des couvreurs.Consulter la source vérifiée, confirmée |
En construction neuve, la RE2020 exclut de fait certaines solutions : à vérifier avec ton constructeur.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Pompe à chaleur air-eauProfessionnel obligatoire | Technique courante | La solution par défaut en neuf. Rendement dépendant du climat, entretien annuel, durée de vie ~15 ans. | NF DTU 65.16 — installations de pompes à chaleur à compression électrique ≤ 70 kW référence non vérifiée en ligne |
| Poêle à bûches + appointAccessible bien encadre | Technique courante | Peu cher, autonome si le bois est local. Demande une présence quotidienne et un stockage sec de deux ans. | NF DTU 24.1 (fumisterie) — vise tous les appareils à combustion, sans limite de puissance référence non vérifiée en ligne |
| Poêle de masseDifficile en autoconstruction | Technique courante | Une à deux flambées par jour, chaleur restituée sur 12 à 24 h. Très lourd : la dalle doit être prévue dès la conception. Le conduit relève du NF DTU 24.1 — une installation non conforme peut suffire à faire refuser une indemnisation. | NF DTU 24.1 (fumisterie) — s’applique au conduit ; l’assureur peut refuser si l’installation n’y est pas conforme référence non vérifiée en ligne |
| Chaudière à granulésProfessionnel obligatoire | Technique courante | Automatique comme une chaudière classique, mais dépendante d’une filière d’approvisionnement dont le prix a fortement varié. | NF DTU 24.1 — les granulés figurent parmi les combustibles visés référence non vérifiée en ligne |
| Solaire thermique + appoint boisDifficile en autoconstruction | Technique courante | Couvre l’eau chaude et une partie du chauffage. Nécessite un appoint dimensionné pour l’hiver. Les deux moitiés sont couvertes par un DTU : le solaire par le 65.12, le conduit de l’appoint par le 24.1. | NF DTU 65.12 (installations solaires thermiques à capteurs vitrés) ; NF DTU 24.1 pour le conduit de l’appoint bois référence non vérifiée en ligne |
Le coût de remplacement des batteries est le poste que les projets off-grid oublient le plus souvent.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Raccordement réseau seulProfessionnel obligatoire | Encadré par un texte | Le plus simple et le moins cher à l’installation. Aucune autonomie en cas de coupure. | Code de la santé publique, art. L1331-1 : raccordement obligatoire dans les deux ans suivant la mise en service du réseau. Art. L1331-8 : à défaut, une somme au moins équivalente à la redevance d'assainissement est due, majorable par le conseil municipal dans la limite de 400 %.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Photovoltaïque en autoconsommationDifficile en autoconstruction | Encadré par un texte | Produit quand il fait jour. Sans batterie, le surplus part au réseau et les soirées d’hiver restent sur le réseau. | Guide UTE C15-712-1 (PV raccordé au réseau) ; CONSUEL obligatoire référence non vérifiée en ligne |
| Photovoltaïque + batteriesProfessionnel obligatoire | Encadré par un texte | Autonomie de quelques jours. Prévoir le remplacement des batteries, poste récurrent trop souvent absent des budgets. Attestation CONSUEL obligatoire avant mise sous tension. | Guides UTE C15-712-1 et -2 ; attestation CONSUEL obligatoire avant mise sous tension référence non vérifiée en ligne |
| Site isolé complet (off-grid)Professionnel obligatoire | Encadré par un texte | Aucun raccordement. Impose un surdimensionnement pour l’hiver et un groupe de secours. À ne viser qu’en connaissance de cause. | Guide UTE C15-712-2 (juillet 2013) — installations autonomes avec stockage par batterie référence non vérifiée en ligne |
Hors réseau collectif, le SPANC contrôle et valide le dispositif : son accord conditionne le permis.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Raccordement au tout-à-l’égoutProfessionnel obligatoire | Encadré par un texte | Si le réseau public dessert la parcelle, le raccordement n’est pas une option mais une OBLIGATION, dans les deux ans suivant sa mise en service, sous peine de pénalité. La commune peut exécuter la partie sous voie publique jusqu’au regard en limite du domaine public ; le reste est à ta charge. | Code de la santé publique, art. L1331-1 : raccordement obligatoire dans les deux ans suivant la mise en service du réseau. Art. L1331-8 : à défaut, une somme au moins équivalente à la redevance d'assainissement est due, majorable par le conseil municipal dans la limite de 400 %.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Fosse toutes eaux + épandageDifficile en autoconstruction | Technique courante | La solution autonome classique, et la seule filière de traitement dispensée d’agrément. Demande une surface d’épandage et un sol qui l’accepte : l’étude de sol tranche. | NF DTU 64.1 (août 2013), mise en œuvre des dispositifs d'ANC des maisons d'habitation individuelle. Filière traditionnelle : dimensionnée par les règles de l'art, sans agrément ministériel, contrairement aux dispositifs compacts.Consulter la source vérifiée, précisée |
| Micro-stationProfessionnel obligatoire | Agrément ministériel requis | Compacte, adaptée aux petits terrains. Consomme de l’électricité et supporte mal les absences prolongées. Le modèle doit figurer sur la liste des dispositifs agréés publiée par le ministère. | Agrément délivré par publication au Journal officiel. Le portail interministériel ANC le rappelle : toute référence à un agrément non publié au JO n'a aucune valeur légale. Vérifier le dispositif exact, un agrément vaut pour un modèle, pas pour une marque.Consulter la source vérifiée, précisée |
| PhytoépurationDifficile en autoconstruction | Agrément ministériel requis | Sans électricité, intégrée au paysage. Le modèle doit figurer sur la liste des filtres plantés agréés publiée au JO, et le SPANC valide avant travaux. L’autoconstruction intégrale n’est pas admise : un accompagnement professionnel est exigé au minimum pour l’étude et la conception. | Filtres plantés : même régime d'agrément publié au Journal officiel. Arrêté du 7 septembre 2009 modifié, notamment par l'arrêté du 7 mars 2012.Consulter la source vérifiée, précisée |
| Toilettes sèches + phyto pour les eaux grisesAccessible en autoconstruction | Encadré par un texte | Autorisées par l’article 17 de l’arrêté du 7 septembre 2009 à trois conditions : aucune nuisance au voisinage, aucun rejet liquide hors de la parcelle, aucune pollution. Les sous-produits doivent être compostés et valorisés sur place. Le SPANC est consulté avant installation puis contrôle périodiquement. | Arrêté du 7 septembre 2009, article 17 : les toilettes sèches sont autorisées à condition de ne créer aucune nuisance ni rejet liquide hors de la parcelle. Le bâtiment doit en outre être équipé d'une installation conforme pour traiter les eaux ménagères, dimensionnée sur leur seul flux.Consulter la source vérifiée, confirmée |
C'est le terrain qui commande : l'aléa retrait-gonflement des argiles peut imposer des fondations profondes.
| Option | Statut | Ce qu'il faut en savoir | Référence |
|---|---|---|---|
| Plots / pieuxAccessible bien encadre | Technique courante | Peu de terrassement, adapté aux terrains en pente et aux constructions légères. Le dimensionnement dépend entièrement de l’étude de sol : sans elle, la profondeur n’est qu’une hypothèse. | NF DTU 13.2 (fondations profondes, mai 2020), qui complète les NF EN 1536 (pieux forés), 12699 (pieux à refoulement, dont les pieux vissés) et 14199 (micropieux) ; dimensionnement selon NF P 94-262. Les plots isolés relèvent du NF DTU 13.1 référence non vérifiée en ligne |
| Semelles filantes + dalleDifficile en autoconstruction | Technique courante | La solution la plus répandue. Profondeur à adapter à l’étude de sol. | NF DTU 13.1 (fondations superficielles), homologué en août 2019, en remplacement du NF DTU 13.11 de juin 1997 et du NF DTU 13.12 de mars 1988.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Vide sanitaireDifficile en autoconstruction | Technique courante | Isole du sol et de l’humidité, facilite le passage des réseaux et leur maintenance. | NF DTU 13.1 (fondations superficielles), homologué en août 2019.Consulter la source vérifiée, confirmée |
| Sous-sol completProfessionnel obligatoire | Technique courante | Surface utile la moins chère au m², mais terrassement lourd et impossible si la nappe est haute. | NF DTU 13.1 pour les fondations ; les parois enterrées relèvent en outre des NF DTU de maçonnerie et d'étanchéité.Consulter la source vérifiée, confirmée |
Sur un sujet d'assurance construction, une seule référence fausse disqualifie tout le reste. 20 des 42 références ont été contrôlées en ligne le 24 août 2026, auprès du texte lui-même ou du registre qui fait autorité : Légifrance pour les articles de code et les arrêtés, la liste des règles professionnelles acceptées par la C2P tenue par l'Agence Qualité Construction, Norm'Info pour les NF DTU, le portail interministériel de l'assainissement non collectif, et le site du Sénat. Les autres sont affichées telles que l'application les porte, avec la mention « référence non vérifiée en ligne ». Les présenter autrement serait pire que de ne rien publier.
Deux écarts sont ressortis de cette vérification. Le premier concerne la paille : la date de 2011 souvent citée est celle de l'approbation initiale, mais l'édition aujourd'hui acceptée par la C2P l'est depuis le 1er juillet 2018, avec suivi d'expérience. C'est cette date qui vaut, et c'est elle qui figure ici. Le second concerne un seuil de puissance associé au NF DTU 65.16 pour les pompes à chaleur : il n'a pas pu être vérifié en source publique, il n'est donc pas repris.
À lire ensuite : autoconstruction, assurance et DTU, choisir son mode constructif et le glossaire de l'habitat autonome.
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Une technique est dite courante quand elle est couverte par un NF DTU, par des règles professionnelles acceptées par la C2P, ou, pour un produit, par un Avis Technique en cours de validité. L'assureur couvre alors la garantie décennale aux conditions normales de son contrat. Hors de ce cadre, la technique est non courante : l'assureur n'est pas obligé de la couvrir, il peut refuser, surprimer, ou exiger des conditions particulières. Ce n'est pas une interdiction de construire, c'est une négociation à mener avant de commander.
Oui. Les règles professionnelles « Construction en paille, remplissage isolant et support d'enduit », publiées par le RFCP, sont acceptées par la C2P depuis le 1er juillet 2018, avec suivi d'expérience. Une construction conçue et réalisée conformément à ces règles relève des techniques courantes, et s'assure aux conditions normales. La condition est réelle : ce sont les règles qu'il faut respecter, pas l'idée générale de construire en paille.
C'est le cas le plus nuancé du tableau. Six guides de bonnes pratiques existent, validés en décembre 2018, rédigés par un collectif de la filière à la suite d'échanges avec la DHUP. Mais un guide n'est pas une règle professionnelle acceptée : à la liste de la C2P ne figure, pour la terre, que la mise en œuvre des enduits sur supports composés de terre crue. Le pisé porteur, le torchis et la bauge n'y sont pas. Autrement dit, enduire en terre s'assure normalement ; porter une maison en pisé demande un accord d'assureur obtenu avant de s'engager.
Que la technique elle-même n'est couverte par aucun NF DTU, et que c'est le PRODUIT retenu qui ouvre, ou non, la porte de la technique courante, s'il dispose d'un Avis Technique ou d'un Document Technique d'Application en cours de validité. La conséquence pratique est simple : exigez le numéro d'ATec et sa date d'expiration avant de commander. Un ATec expiré ne vaut rien, et l'écart peut n'apparaître qu'au sinistre.
C'est le seul cas du tableau classé difficile. Il n'existe ni NF DTU ni règles professionnelles acceptées pour le chaume. La question écrite n° 07030 posée au Sénat en 2018, à propos des chaumières de Brière, constate cette absence de règles reconnues et le refus de couverture qui peut en découler, y compris pour la garantie décennale des couvreurs. Une couverture existe, mais elle se négocie au cas par cas et très en amont.
Non, et c'est important. Un statut décrit le cadre technique général d'une technique, pas la position d'un assureur sur votre chantier. Deux assureurs peuvent traiter différemment la même technique non courante, et le montage du projet, autoconstruction ou entreprise, change la donne. Ce tableau sert à savoir quelles questions poser, et lesquelles poser tôt.
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